

Le tamarin est couramment utilisé en zone intertropicale pour la
préparation de nombreux plats ou boissons traditionnelles, mais ses
utilisations industrielles sont récentes. Originaire de l'Afrique de
l'Est,
Tamarindus indica est la seule espèce du genre. Les fruits
de cet arbre sont des gousses contenant jusqu'à une dizaine de graines
brunes, enveloppées dans une abondante pulpe acide. Le tamarinier peut
produire jusqu'à 15 t ha-1 an de gousses. Le tamarin contient, environ,
30 % de pulpe, 40 % de graines et 30 % de cosse. Dans le fruit mûr, la
pulpe est de couleur brun rougeâtre. Sa teneur en eau avoisine 38 %.
Elle est riche en pectines et en sucres réducteurs et renferme
d'importantes quantités d'acides organiques constitués à 98 % d'acide
tartrique. Le principal composé responsable de l'arôme de la pulpe est
le 2-acétyl-furanne. Le tamarin, non climactérique, doit être
impérativement cueilli lorsqu'il est parfaitement mûr. Après écossage,
la pulpe peut être soit séchée au soleil, soit additionnée de sucre et
être ensuite stockée plusieurs mois sans altération notable de sa
qualité. Pratiquement toutes les parties de l'arbre sont valorisées
notamment dans des préparations alimentaires ou pour leurs propriétés
médicinales. Cependant, le fruit est la partie du végétal la plus
largement exploitée (jus, boisson sucrée, condiment, confiserie). La
transformation traditionnelle du tamarin pour la préparation de plats et
de boissons est très répandue mais les utilisations industrielles sont
relativement méconnues et peu développées. Elles concernent surtout la
fabrication de jus pasteurisé, de concentré de tamarin et de poudre
d'amande. Les caractéristiques particulières des produits obtenus à
partir du tamarin semblent intéressantes à exploiter, notamment pour la
fabrication de boissons rafraîchissantes non alcoolisées. (Résumé
d'auteur)

